Nous sommes au début des années 60. C'est l'âge d'or du rock'n'roll : Les Chaussettes Noires d'Eddy Mitchell, Les Chats Sauvages de Dick Rivers ... Des groupes se montent chaque semaine et se produisent au Golf-Drouot d'Henri Leproux. Sur la demande de Michel, sa mère Charlotte accepte de lui acheter un piano éléctrique avec les allocations familiales, au grand dam de son père, et Michel se fait engager comme pianiste dans le groupe Kenty et les Skylarks. Il rejoint ensuite Vigon et les Lemons avec son ami Alain Goldstein à la guitare. Vigon, un chanteu d'origine marocaine, lui laisse même tenter sa chance et il chante Hoochie Coochie Man de Muddy Waters.

Quelques temps plus tard, Michelle crée avec son copain d'enfance Alain Goldstein, le groupe Le King Set. Michel, pour la première fois chanteur "officiel" d'un groupe, commence par chanter du rock'n'roll et du rhythm'n'blues en anglais : James Brown, Otis Redding, Wilson Pickett, Sam&Dave ... Un soir, emporté par son interprétation paroxytique de I feel good, il tombe même dans les pommes.

En 1967, le père d'Alain leur fait rencontrer Lucien Morisse, grand manitou de la musique chez Europe n°1 et directeur de la maison de disques AZ, qui accepte de leur faire enregistrer un 45-tours. Ils écrivent des chansons en français et le titre Apesanteur (sur un texte de Claire-Lise Charbonnier) est un vrai succès radio. Puis le groupe se dissout et Michel poursuivra un temps l'aventure seul sous le nom de Michel King Set (1968), sans grand écho auprès du public. Entre 1969 et 1973 paraissent enfin sous son vrai nom plusieurs 45-Tours dont le titre La Rencontre sous le label AZ. Des versions italiennes du titre seront enregistrées...

Michel fait 3 mois de tournée en France sur le podium d'Europe n°1 avec Hugues Auffray. Le 12 décembre 1973, premier olympia : Michel passe en lever de rideau de Stone et Charden avec lesquels il fait une tournée entière en première partie.